La fouille a permis de mettre en lumière une occupation échelonnée entre le Néolithique jusqu’à nos jours. Les vestiges d’époque néolithique sont datés du Chasséen Classique garonnais (4e millénaire avant notre ère). La découverte d’un fossé courbe a permis de compléter les connaissances sur l’organisation du village chasséen : Saint-Michel du Touch. Au-delà de ce fossé, 3 foyers à galets chauffés indiquent une activité de cuisson. 2 fosses installées dans le comblement d’un paléochenal ne contiennent pas d’indices sur leur fonction primaire (puits, puisard, silo, fosse d’extraction ?). En revanche, leurs comblements traduisent un usage de dépotoir suite à leur abandon. Le site est ensuite réoccupé à la fin du second Âge du Fer. Un ensemble de trous de poteau a permis de restituer le plan d’un bâtiment rectangulaire à abside. A une dizaine de mètres, un four circulaire à sole rayonnante lié à une activité potière a été retrouvé. Il s’inscrirait dans un grand ensemble de production potière du IIe s. av. J.-C. : l’atelier de Saint-Michel du Touch. Cette nouvelle fréquentation se traduit également indirectement par l’abondante présence de mobilier dans les structures postérieures (médiévales notamment. Pour les deux siècles suivants (Ier –IIe s. ap. J.-C.), seul un puits circulaire de 7,94 m de profondeur a été retrouvé. Un cuvelage en bois, de forme quadrangulaire était conservé au fond du puits. Les vestiges d’époque médiévale constituent un autre point important de la fouille. Deux aires d’ensilage, datées du XIIe siècle, ont été mises au jour. Les comblements de ces fosses traduisent un usage des structures comme dépotoirs après leur abandon. On relève des rejets domestiques (faune, céramique), des vidanges de foyer et des activités artisanales de forge (battitures), et de tissage (fusaïoles). Un puits dont la mise en place et l’abandon interviennent également à cette époque. Sa mise en œuvre est différente de celui du IIe s. après J.-C. Ses dimensions sont similaires, en revanche il dispose d’un cuvelage circulaire composé de briques et de tuiles en terre cuite Dans une dernière phase d’occupation du site, une maison individuelle est construite, datée de l’après seconde guerre mondiale. Cette opération a permis de documenter différentes occupations diachroniques dans un espace de 1700 m2. Elle confirme le potentiel archéologique du quartier d’Ancely et ses différentes phases d’occupation.

Responsable d’opération : J.Galy

GALY (J.), GAILLARD (A.), FERDINAND (L.), MASBERNAT-BUFFAT (A.), PECH (J.), PIATSCHEK (C.), SEREE (F.) – Une fenêtre sur l’occupation diachronique du quartier Ancely (Toulouse, 26 Chemin de la Flambère – Tranche 5). Rapport Final d’Opération, Mosaïques Archéologie, Cournonterral, juillet 2012, 362 p.