Les fouilles du site du Clos des Roques/Route de Barjols à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, menées par les équipes de Mosaïques Archéologie et Paléotime depuis le 7 mars, se sont achevées à la fin du mois de mai. Les vestiges découverts sont majoritairement reliés à des occupations pré et protohistoriques.

L’occupation du site le « Clos des Roques / Route de Barjols » au Néolithique est marquée uniquement par des structures en creux – essentiellement des silos – qui ont servi par la suite de dépotoir. Ces structures conservent donc un mobilier archéologique riche, marquant une occupation du site au Néolithique moyen (phase ancienne ?) jusqu’au Néolithique final. La présence de structures du Bronze ancien doit être encore confirmée. Les études de mobilier et du paléoenvironnement permettront de mieux affiner les attributions chronologiques et les modalités de l’occupation du sol durant le Néolithique. Plus globalement, les structures préhistoriques du « Clos des Roques / Route de Barjols » s’intègrent aux nombreux vestiges provenant des fouilles déjà réalisées à proximité (« Clos des Roques » – fouille Paléotime / « Route de Barjols » – fouille Oxford Archéologie / « Chemin d’Aix » – fouille Inrap…) et confirment l’occupation pérenne du Bassin de Saint-Maximin durant le Néolithique.

La période protohistorique est principalement caractérisée par deux alignements de structures de combustion à pierres chauffantes, attribués à ce jour au premier âge du Fer (Fig. 2). Deux autres foyers de même type mais d’orientation divergente sont également présents. Un groupe de fosses ayant livré des rejets de foyer, ainsi que plusieurs creusements profonds de grandes dimensions peuvent également être associées à l’âge du Fer. Il s’agit à présent de déterminer la chronologie précise de ces installations, afin d’établir la présence ou non de structures concomitantes aux foyers. Un volet d’études comprenant notamment les analyses de résidus organiques potentiellement conservés sur la surface des blocs sera nécessaire pour préciser la destination de ces structures de combustion. Ces vestiges permettent de caractériser d’avantage l’occupation protohistorique de la plaine, qui n’avait été que peu appréhendée lors des opérations de fouilles limitrophes.
En outre, un ensemble de traces agraires organisées en parcelles (début de l’antiquité ? datation plus tardive ?) sont visibles sur la quasi-totalité de l’emprise et sont localement recoupées par des fosses modernes.

Responsable d’opération : M.Marmara